Category : Modern Fantasy
Réalité virtuelle
In : Ghost le magoplexe, Posted by riddenja on juil.07, 2008
Il avait les bottes pleines de boue. S’il faisait beau maintenant, il avait plu pendant des heures quelques temps auparavant. Après le déluge, Set avait décidé d’aller se balader dans les champs. Il ne savait pas depuis combien de temps il était à la campagne. Il venait souvent ici pour se couper du reste, aussi ne se préoccupait-il de rien. Aucune notion du temps, aucun rythme, à part celui de sa prime nature. Il dormait quand il avait sommeil, manger quand il avait faim. Comme aimait dire les gens “no stress”. Pour être zen, il l’était. Quand il était ici, il avait un vague souvenir de sa vie de tous les jours. Un sentiment étrange l’envahissait. Il savait que son quotidien était horrible, alors il l’oubliait complètement…
Il cherchait à atteindre l’arc-en-ciel. Il fallait bien trouvait un prétexte à ces vagabondages. Il avait le sien, aussi absurde que cette vielle bd où le héros cherchait la tanière du soleil. Les champs s’étendaient devant lui à perte de vue, télé un océan d’herbes. Des ilots d’arbres venaient briser la monotonie de cette immensité de verdure. Les chemins glissants étaient invisibles, mais Set les connaissait par cœur, jamais il ne se perdait. Ces sentes semblaient lui obéir, il lui suffisait de décider d’une direction et comme magie il trouvait un chemin qui le menait là où il souhaitait aller. Un sentiment extraordinaire de liberté : ce qui lui manquait le plus. Et ici il n’avait plus peur. La peur. Pourquoi y pensai-il ? Elle venait tout gâcher !
Des voix…
Non ! Ils revenaient ! Pas ici !
Non ! Non !
Un feu ! Les champs prenaient feu ! Que se passait-il ? Set était entouré de flammes. La chaleur déformait la réalité. Non ! Ca n’était pas la chaleur. C’était simplement fini…
La modern Fantasy
In : Modern Fantasy, Posted by riddenja on juin.06, 2008
Ici je regrouperai tous mes écrits concernant le contemporain et le futur. La Modern Fantasy est un terme que j’ai inventé (enfin je crois) pour désigner l’application des “canons” de la Fantasy à une époque moderne voire futuriste. Eh, oui je n’écris pas que du medfan… A vos critiques!
Un début raté…
In : Modern Fantasy, Posted by riddenja on juin.06, 2008
(cette petite nouvelle se situe dans le Sixième Monde de Shadowrun)
« Non, je ne suis pas un bourge…
- Tu ferais mieux de te taire, tu parles comme un bourge et avec ton pull à losanges et ton pantalon à pinces. Ah ! On t’a pas dit qu’on était en 2064, t’as un vieux style mec!
- Euh… bah… j’ai tiré ces fringues à un type, à un blaireau. Tu vois ce que je veux dire ?
- Non. Ce que je vois c’est qu’il faut être un blaireau pour mettre ces fringues. Et surtout dans ce quartier ! »
Ce mec y devait être devin. Quelques heures après, je me faisais dépouiller. Plus rien, plus que mes « fringues de bourges ». Ils en avaient même pas voulu.
Mon nom c’est Melliel. Olfean Melliel. Ce type qui disait que j’étais un bourge, il se trompait, j’étais pire ! Je suis issu d’une famille très riche ; mon père est un officier de l’armée de Tir et ma mère est une corpo très haut placé. A la maison c’est la discipline qui règne, tout le monde marche au pas, sauf moi. Eh oui, je suis le chouchou de maman. Et papa ne lui refuse rien ; c’est qu’ils sont amoureux !
Comme tout le monde dans la famille, j’étais destiné à une superbe carrière militaire. A quinze ans, j’ai donc intégré un lycée militaire. Franchement, j’étais un très bon élève, papounet étais fier de son rejeton. On parlait souvent de moi au superlatif. Et en plus je n’avais même pas la grosse tête. Mon papa voyait déjà, un futur colonel en moi : le troisième de la famille, puisque s’il ne l’était pas encore ce n’était qu’une question de temps, et mon super grand frère, Melwin, en prenait le chemin. En effet, ce dernier était encore meilleur que moi. Il était déjà officier, capitaine à 23 ans. Et le grade de colonel n’était pas son objectif: “môsieur”, il voulait des étoiles. Oui, général ; il a les dents longues le frérot. Pour ça qu’il ne s’entendait pas très avec la sœur, ma grande mais sa petite à lui, je ne suis que le quatrième. Vous me direz, nombreux pour une famille d’elfes. Ouais, bah, y en une cinquième. Je vous ai dit qu’ils étaient amoureux ! Eh, oui ma grande sœur, Perwan, est enseignante au lycée militaire où nous sommes tous passés. Le grand trouve ça naze, qu’après avoir assuré son service elle ne se soit pas engagée dans une carrière militaire. Ouaip, la pilule n’est pas passée, il a toujours du mal avec les gens qui n’ont pas son ambition. Bref… Alors pour celui qui est juste avant moi, Elrald, Melwin était l’exemple à suivre, celui qui montre la voie. C’était un second père pour lui. Quant à la dernière, Wisleyn, comme toutes les dernières, elle est super chiante. C’est qu’elle aurait presque réussi, à me détrôner de mon statut de chouchou, mais c’est sans compter sur mon charme ravageur.
Dire que cette chieuse vient d’intégrer le lycée militaire. Quant à moi j’ y étais, tout se passait bien, sauf que l’endoctrinement militaire commençait à me casser les bonbons. « Et Tir par-ci et Tir par-là », je n’en pouvais plus. Alors j’ai commencé à un peu à foutre ma *****. Vous voyez le genre de conneries. Ouais c’est ça…adolescents attardés. On a subi plusieurs sanctions, mais rien à faire, c’était trop bon de faire des conneries. Pour une fois je m’éclatais en cours. Mais un jour, la goutte a fait déborder le vase. Bon c’est vrai, c’était un peu gros, mais on ne pouvait pas le savoir. On avait décidé d’emprunter un hélico. Pour délirer. On l’a fait…Bien sûr, vous avez deviné qu’il y a eu un problème. En fait, on avait piqué l’hélico d’un gradé. Il n’a pas apprécié, on s’est fait sérieusement remonter les bretelles. Conseil de discipline, autant dire que je pouvais tirer un trait sur mon grade de colonel, à moins de revenir pour hauts faits de guerre dans un conflit quelconque. Grâce à mon papounet je m’en suis bien sorti. Mais il était furax, jamais je ne l’ai vu comme ça. Il m’avait même foutu une trempe. Ca ma mère n’avait pas aimé, alors ils se sont engueulés. C’est là que j’ai appris des choses et que ma vie a pris une autre tournure.
Ma mère, en voyage d’affaire, s’était fait draguée. Elle avait craquée ! Elle avait trompé mon père ! C’était tout simplement inimaginable ! Comment une créature aussi délicieuse que ma mère avait-elle pu faire une chose si abjecte ? Le pire - c’était ce que je croyais à ce moment là - était que mon père était au courant et qu’il lui avait pardonné. Enfin s’il ressortait le dossier, c’est que ça lui restait en travers de la gorge. En même temps je comprends. Mais le pire était à venir. Il faut dire qu’à partir du moment où mon père en parlait à cause de moi, j’ai commencé à avoir le ventre qui se nouait. De cette nuit d’adultère, j’en fus le fruit ! M. Melliel n’était pas mon père biologique ! Par amour pour ma mère, il avait fait comme si… Mais mes mésaventures l’avaient mis hors de lui, jusqu’au point où il me reniait. N’étant pas remis du premier choc, malgré la colère que je ressentais contre lui, j’avais pitié pour lui. Quelle souffrance pour un homme fier comme lui. J’en voulais à ma mère d’avoir briser mon monde, je ne voulais pas d’un autre père que le lieutenant chef Melliel : je l’admirais ! C’était mon père, et elle venait de me l’arracher d’un coup !
J’étais ko. Je désirais ardemment retourner en arrière. Putain d’hélico ! Si je m’étais tenu à carreau… Bordel. Il était trop tard pour pleurer. Il fallait que je répare mon erreur, si c’était possible de réparer quoique ce soit. J’avais toujours du mal à croire que ma mère… Ca devait être l’autre. Mon père. Le vrai. Oui c’était dur d’appeler un inconnu “papa”. C’était lui le coupable. Il avait du abuser de ma mère. Je ne savais pas comment, mais c’est sûr elle était innocente. Fallait que je le retrouve, et que je le tue.
Je regrettais que cette scène soit passé devant toute la famille. Je le voyais dans leurs yeux, ils me regardaient différemment. Comme un inconnu. Il me fallait partir. Alors je suis parti. J’avais le nom de mon père biologique; Mason Firestone. C’était un Sioux, un elfe sioux. Je comprenais, alors, pourquoi mon teint était plus mat que mes « frères et sœurs ». Mon père fut facile à trouver, il était dans les bases d’un dataterm. Quand j’ai appellé je suis tombé sur mon “frère” biologique, ça m’en mit un coup dans la tronche. Il avait à peu près mon âge. Croyant que j’étais une relation professionnelle, il me dit où je pouvais le trouver. Dans une station essence entre Portland et Seattle.
En ce moment je m’y dirige avec Jack. Celui qui trouve que j’ai une dégaine de bourge. Après avoir changé de fringues et m’être trouvé un fusil à pompe, on s’est rencardé.
Jack dit pas grand-chose, c’est peut-être parce que je ne suis pas dans mon bon jour ; j’ai la haine.
Après quatre heures de route, je vois la station essence. Pas besoin de description, le trou perdu au milieu de nulle part. Typiquement américain. Bagdad Café, vous voyez, un film du siècle dernier, c’était ça! On aurait pu y faire unn remake. Arrivé, je descends de son vieux pick-up. « Bonne chance petit, fais attention à toi !
- Merci Jack.
- T’es sûr que tu veux pas que je t’attende,
- Non, je suis sûr ». Je regardais Jack s’éloignait soulevant un nuage de poussière. Je me retournais et fit face à la station. J’ouvrais légèrement mon sac, je ne savais pas s’il fallait que je dégaine rapidement.
Je me dirigeais vers le bar. Il y avait une dizaine de clients. J’allais au comptoir et je demandais à la barmaid où je pouvais trouver Rocky Flesh. Ouais c’était son surnom. Elle m’indiqua un elfe affalé sur une chaise, raide mort. Je sortais le fusil, et je fis feu. Je ne sais pas comment il a fait, mais il esquiva le coup. Ce premier coup de feu créa la panique ; entre ceux qui se sautaient derrière le bar et ceux qui s’aplatissaient au sol. Onze coups plus tard je n’avais toujours pas touché ma cible. Me rendant compte que mon chargeur est vide, j’en cherchais un autre. Mais j’en avais pas, je ne pensais pas en avoir besoin. Ma cible se leva fulminant de rage, j’étais cloué. Il se mit juste en face de moi. Il me ressemblait, c’était bien mon père. J’eu à peine le temps de voir venir son poing. Si pour certain c’est le trou noir, pour moi ce fut le grand blanc. Le grand flash.
Quand je recouvrais mes esprits, j’étais adossé au pneu d’une voiture avec une terrible migraine qui me martelait les tempes. ” Flesh, y se réveille.
- Ce petit *** il a failli me buter, faut le faire parler
- Alors blaireau pourquoi t’as voulu buter Flesh ? Parle ! Bordel !
- Il a gâché ma vie, il s’est foutu de ma mère, il a abusé d’elle, fallait donc que je te bute enfoiré, criai-je à mon père.
- Putain ! T’allais me buter à cause d’une gonzesse,
- Ce n’était pas une gonzesse, c’était ma mère ! hurlais-je en chargeant, mais un coup de pied me plaqua contre la carrosserie. Ils dégainèrent leurs flingues.
- Ok… bon excuse petit. Ta mère ? Comment s’appelle-t-elle ?
- Feaonas Melliel.
- Féony !? Il avait l’air ahuri.
- Feaonas Melliel ! Je ne supportais qui lui donne ce petit surnom ridicule
- Feaonas. T’es son fils. T’as de la chance je ne vais pas te buter, car s’il y en a une que j’ai aimé, c’est bien elle. Excuse-moi mais je ne comprends pas pourquoi tu voulais me buter ?
- T’es long à la détente, intellectuellement je ne dois pas tenir de toi, lui balançai-je à la face
- Arrêtes de philosopher, c’est pas parce que je ne vais te buter que je ne vais pas te foutre la branlée de ta vie.
- Alors… comment t’expliquer ça ? Si tu m’avais buté, tu serais un infanticide.
- Quoi ! T’as fumé petit.
- Eh, oui votre petite nuit d’amour, ça a donné, moi ! ” Il s’éloigna de nous. Il venait de recevoir un sacré choc.
Les deux types rangèrent leurs pistolets. Ils me relevèrent, leurs regards allaient de mon père à moi. Au bout d’un certain temps, il nous appela et se dirigea vers le bar. Nous le suivîmes.
On était assis autour d’une table, personne ne parlait. Ce fut ainsi durant plus d’une heure.
“ Qui t’as appris à tirer ?
- Quoi ? J’étais surpris par la question.
- Où as-tu appris à tirer et avec qui ?
- Je suis meilleur tireur que ça mais à l’école on utilise pas de fusil à pompes, et c’est la première fois que j’en utilisait un, répondis-je honteusement.
- Dans quelle école on apprend à tirer ?
- A l’école militaire.
- Ils t’ont jamais appris dans ton école qu’il fallait toujours aller au casse-pipe avec l’arme que l’on maîtrise le mieux. Je pense que tu pourras trouver ça dans la section Sécurité des principes de base de stratégie. Maintenant tu comptes faire quoi ?
- Je sais pas, répondis-je tout penaud.
- Moi je sais, dit-il, tu te casses. Tu rentres chez ta mère.
- Non je peux pas !
- Pourquoi.” Je lui relatais les dernières semaines de ma vie.
“ Non, sérieusement t’as tiré l’hélico d’un gradé, dit Flesh avec fierté en regardant ses deux amis. C’est bien mon fils, et l’autre pd de militaire était juste jaloux que ça soit pas un de ses fistons qui ait fait le coup. Hein les gars ? Et ils se mirent tous à rire.
- C’est pas un pd, j’ai toujours du respect pour lui, alors t’avise plus de l’insulter. Sinon… ça avait jeté un froid.
- Sinon quoi ?” Il commençait déjà à rire. Et tout d’un coup ils furent pris d’un fou rire qui dura bien dix minutes. Les dix minutes les plus longues de ma vie. Ils entrecoupaient leurs crises de rires de remarques sur mes talents de tireur. Voyant ma tête ils me rassurèrent que c’était de bonne guerre.
Vint le moment où se posa sérieusement la question de savoir ce qu’on allait faire de moi. Alors je parlais de ce que j’avais appris à l’école et certaines de mes compétences les intéressèrent. Même si Flesh n’étais très enchanté à l’idée de travailler avec son fils et encore moins de l’exposer au danger. Il disait que s’il m’arrivait quoi que ce soit il se le pardonnerait jamais. Et ma mère non plus. Mais on a quand même réussi à le convaincre. C’est alors que je débutais ma carrière de contrebandier, même si je ne participais aux missions « hautement dangereuse » comme disait Flesh. J’étais bon dans ce job. Je me sentais vraiment comme un membre à part entière de cette équipe. Kastrum et Rob étaient devenus de vrais amis.
Cela faisait plusieurs mois qu’on bossait avec un nouveau, Bleeze. Il y a eu une mission « hautement dangereuse », et cette fois Flesh a bien voulu que j’y participe. On devait récupérer de la « marchandise ». Mais Bleeze, en fait, était un flic des frontières infiltré. Il avait donc donné notre position. Un problème de compréhension, et ses collègues nous ont intercepté avant qu’on prenne notre colis. Suite à un interrogatoire musclé j’ai craqué, et tout balancé. Les autres me firent les gros yeux. Par la suite j’ai compris que si j’avais fermé ma gueule, on aurait rien eu. Car ils avaient rien contre nous, il aurait fallu qu’il nous cueille en flagrant délit.
J’ai étais relâché « pour avoir coopérer avec les forces de police ». Flesh, Kastrum et Rob ont fait quelques mois. En fait, la mission était un leurre pour détourner les services de police. Flesh avait la rage.
Je me suis rendu à Seattle, où j’ai commencé à faire des petits runs. Un jour je devais récupérer une équipe. Mais un membre d’une autre équipe m’a proposé cinq fois plus, alors encore une fois j’ai craqué. Par la suite, j’ai eu du mal à trouver du taff. Alors j’ai décidé de me lancer réellement dans les runs, et tâcher de me rachetais une réputation.
Mon premier grand run s’est plutôt bien passé. On devait récupérer un « tueur ». C’était une histoire assez glauque de pédophilie et zoophilie. L’équipe était un peu bizarre. Mais c’était surtout le samouraï des rues et l’autre pétasse. Je ne sais pas ce qu’elle foutait. Mais je n’aimais pas sa façon de parler de sa sœur.
Avant que je fasse mon premier run mon super grand frère m’a appelé pour me dire de rentrer au bercail. Ca m’a touché. Mais je ne fais plus parti de la famille. Je crois fermement que ma prochaine famille sera composée de shadowrunners.