Archive for juin, 2008
A venir: Ghost le magoplexe
In : News, Posted by riddenja on juin.06, 2008
Rouen 2113…
[...] “Quoi ce junkie? C’est lui Ghost?…
[...] Pendant ce temps dans la cathédrale, l’évêque priait à la gloire du Duché épiscopale de Normandie. Car la France amputée de ces deux régions, Haute et Basse Normandie, n’acceptait toujours pas la sécession… [...]
[...] Du noir cratère, de ce qui,jadis constituait la banlieue sud-est de Rouen, s’échappait un brouillard verdâtre, qui avait rendu la ville inhabitable. On avait alors construit une ville au-dessus de cette brume. Ceux qui y étaient entré, n’étaient jamais revenus… [...]
Il avait l’impression qu’il serait bientôt là. Il lui en fallait le plus rapidement possible, sinon ils allaient le repérer, et lui faire du mal. Ils étaient mauvais, le mal incarnée… [...]
Bientôt sur Littesquiss
La modern Fantasy
In : Modern Fantasy, Posted by riddenja on juin.06, 2008
Ici je regrouperai tous mes écrits concernant le contemporain et le futur. La Modern Fantasy est un terme que j’ai inventé (enfin je crois) pour désigner l’application des “canons” de la Fantasy à une époque moderne voire futuriste. Eh, oui je n’écris pas que du medfan… A vos critiques!
Un début raté…
In : Modern Fantasy, Posted by riddenja on juin.06, 2008
(cette petite nouvelle se situe dans le Sixième Monde de Shadowrun)
« Non, je ne suis pas un bourge…
- Tu ferais mieux de te taire, tu parles comme un bourge et avec ton pull à losanges et ton pantalon à pinces. Ah ! On t’a pas dit qu’on était en 2064, t’as un vieux style mec!
- Euh… bah… j’ai tiré ces fringues à un type, à un blaireau. Tu vois ce que je veux dire ?
- Non. Ce que je vois c’est qu’il faut être un blaireau pour mettre ces fringues. Et surtout dans ce quartier ! »
Ce mec y devait être devin. Quelques heures après, je me faisais dépouiller. Plus rien, plus que mes « fringues de bourges ». Ils en avaient même pas voulu.
Mon nom c’est Melliel. Olfean Melliel. Ce type qui disait que j’étais un bourge, il se trompait, j’étais pire ! Je suis issu d’une famille très riche ; mon père est un officier de l’armée de Tir et ma mère est une corpo très haut placé. A la maison c’est la discipline qui règne, tout le monde marche au pas, sauf moi. Eh oui, je suis le chouchou de maman. Et papa ne lui refuse rien ; c’est qu’ils sont amoureux !
Comme tout le monde dans la famille, j’étais destiné à une superbe carrière militaire. A quinze ans, j’ai donc intégré un lycée militaire. Franchement, j’étais un très bon élève, papounet étais fier de son rejeton. On parlait souvent de moi au superlatif. Et en plus je n’avais même pas la grosse tête. Mon papa voyait déjà, un futur colonel en moi : le troisième de la famille, puisque s’il ne l’était pas encore ce n’était qu’une question de temps, et mon super grand frère, Melwin, en prenait le chemin. En effet, ce dernier était encore meilleur que moi. Il était déjà officier, capitaine à 23 ans. Et le grade de colonel n’était pas son objectif: “môsieur”, il voulait des étoiles. Oui, général ; il a les dents longues le frérot. Pour ça qu’il ne s’entendait pas très avec la sœur, ma grande mais sa petite à lui, je ne suis que le quatrième. Vous me direz, nombreux pour une famille d’elfes. Ouais, bah, y en une cinquième. Je vous ai dit qu’ils étaient amoureux ! Eh, oui ma grande sœur, Perwan, est enseignante au lycée militaire où nous sommes tous passés. Le grand trouve ça naze, qu’après avoir assuré son service elle ne se soit pas engagée dans une carrière militaire. Ouaip, la pilule n’est pas passée, il a toujours du mal avec les gens qui n’ont pas son ambition. Bref… Alors pour celui qui est juste avant moi, Elrald, Melwin était l’exemple à suivre, celui qui montre la voie. C’était un second père pour lui. Quant à la dernière, Wisleyn, comme toutes les dernières, elle est super chiante. C’est qu’elle aurait presque réussi, à me détrôner de mon statut de chouchou, mais c’est sans compter sur mon charme ravageur.
Dire que cette chieuse vient d’intégrer le lycée militaire. Quant à moi j’ y étais, tout se passait bien, sauf que l’endoctrinement militaire commençait à me casser les bonbons. « Et Tir par-ci et Tir par-là », je n’en pouvais plus. Alors j’ai commencé à un peu à foutre ma *****. Vous voyez le genre de conneries. Ouais c’est ça…adolescents attardés. On a subi plusieurs sanctions, mais rien à faire, c’était trop bon de faire des conneries. Pour une fois je m’éclatais en cours. Mais un jour, la goutte a fait déborder le vase. Bon c’est vrai, c’était un peu gros, mais on ne pouvait pas le savoir. On avait décidé d’emprunter un hélico. Pour délirer. On l’a fait…Bien sûr, vous avez deviné qu’il y a eu un problème. En fait, on avait piqué l’hélico d’un gradé. Il n’a pas apprécié, on s’est fait sérieusement remonter les bretelles. Conseil de discipline, autant dire que je pouvais tirer un trait sur mon grade de colonel, à moins de revenir pour hauts faits de guerre dans un conflit quelconque. Grâce à mon papounet je m’en suis bien sorti. Mais il était furax, jamais je ne l’ai vu comme ça. Il m’avait même foutu une trempe. Ca ma mère n’avait pas aimé, alors ils se sont engueulés. C’est là que j’ai appris des choses et que ma vie a pris une autre tournure.
Ma mère, en voyage d’affaire, s’était fait draguée. Elle avait craquée ! Elle avait trompé mon père ! C’était tout simplement inimaginable ! Comment une créature aussi délicieuse que ma mère avait-elle pu faire une chose si abjecte ? Le pire - c’était ce que je croyais à ce moment là - était que mon père était au courant et qu’il lui avait pardonné. Enfin s’il ressortait le dossier, c’est que ça lui restait en travers de la gorge. En même temps je comprends. Mais le pire était à venir. Il faut dire qu’à partir du moment où mon père en parlait à cause de moi, j’ai commencé à avoir le ventre qui se nouait. De cette nuit d’adultère, j’en fus le fruit ! M. Melliel n’était pas mon père biologique ! Par amour pour ma mère, il avait fait comme si… Mais mes mésaventures l’avaient mis hors de lui, jusqu’au point où il me reniait. N’étant pas remis du premier choc, malgré la colère que je ressentais contre lui, j’avais pitié pour lui. Quelle souffrance pour un homme fier comme lui. J’en voulais à ma mère d’avoir briser mon monde, je ne voulais pas d’un autre père que le lieutenant chef Melliel : je l’admirais ! C’était mon père, et elle venait de me l’arracher d’un coup !
J’étais ko. Je désirais ardemment retourner en arrière. Putain d’hélico ! Si je m’étais tenu à carreau… Bordel. Il était trop tard pour pleurer. Il fallait que je répare mon erreur, si c’était possible de réparer quoique ce soit. J’avais toujours du mal à croire que ma mère… Ca devait être l’autre. Mon père. Le vrai. Oui c’était dur d’appeler un inconnu “papa”. C’était lui le coupable. Il avait du abuser de ma mère. Je ne savais pas comment, mais c’est sûr elle était innocente. Fallait que je le retrouve, et que je le tue.
Je regrettais que cette scène soit passé devant toute la famille. Je le voyais dans leurs yeux, ils me regardaient différemment. Comme un inconnu. Il me fallait partir. Alors je suis parti. J’avais le nom de mon père biologique; Mason Firestone. C’était un Sioux, un elfe sioux. Je comprenais, alors, pourquoi mon teint était plus mat que mes « frères et sœurs ». Mon père fut facile à trouver, il était dans les bases d’un dataterm. Quand j’ai appellé je suis tombé sur mon “frère” biologique, ça m’en mit un coup dans la tronche. Il avait à peu près mon âge. Croyant que j’étais une relation professionnelle, il me dit où je pouvais le trouver. Dans une station essence entre Portland et Seattle.
En ce moment je m’y dirige avec Jack. Celui qui trouve que j’ai une dégaine de bourge. Après avoir changé de fringues et m’être trouvé un fusil à pompe, on s’est rencardé.
Jack dit pas grand-chose, c’est peut-être parce que je ne suis pas dans mon bon jour ; j’ai la haine.
Après quatre heures de route, je vois la station essence. Pas besoin de description, le trou perdu au milieu de nulle part. Typiquement américain. Bagdad Café, vous voyez, un film du siècle dernier, c’était ça! On aurait pu y faire unn remake. Arrivé, je descends de son vieux pick-up. « Bonne chance petit, fais attention à toi !
- Merci Jack.
- T’es sûr que tu veux pas que je t’attende,
- Non, je suis sûr ». Je regardais Jack s’éloignait soulevant un nuage de poussière. Je me retournais et fit face à la station. J’ouvrais légèrement mon sac, je ne savais pas s’il fallait que je dégaine rapidement.
Je me dirigeais vers le bar. Il y avait une dizaine de clients. J’allais au comptoir et je demandais à la barmaid où je pouvais trouver Rocky Flesh. Ouais c’était son surnom. Elle m’indiqua un elfe affalé sur une chaise, raide mort. Je sortais le fusil, et je fis feu. Je ne sais pas comment il a fait, mais il esquiva le coup. Ce premier coup de feu créa la panique ; entre ceux qui se sautaient derrière le bar et ceux qui s’aplatissaient au sol. Onze coups plus tard je n’avais toujours pas touché ma cible. Me rendant compte que mon chargeur est vide, j’en cherchais un autre. Mais j’en avais pas, je ne pensais pas en avoir besoin. Ma cible se leva fulminant de rage, j’étais cloué. Il se mit juste en face de moi. Il me ressemblait, c’était bien mon père. J’eu à peine le temps de voir venir son poing. Si pour certain c’est le trou noir, pour moi ce fut le grand blanc. Le grand flash.
Quand je recouvrais mes esprits, j’étais adossé au pneu d’une voiture avec une terrible migraine qui me martelait les tempes. ” Flesh, y se réveille.
- Ce petit *** il a failli me buter, faut le faire parler
- Alors blaireau pourquoi t’as voulu buter Flesh ? Parle ! Bordel !
- Il a gâché ma vie, il s’est foutu de ma mère, il a abusé d’elle, fallait donc que je te bute enfoiré, criai-je à mon père.
- Putain ! T’allais me buter à cause d’une gonzesse,
- Ce n’était pas une gonzesse, c’était ma mère ! hurlais-je en chargeant, mais un coup de pied me plaqua contre la carrosserie. Ils dégainèrent leurs flingues.
- Ok… bon excuse petit. Ta mère ? Comment s’appelle-t-elle ?
- Feaonas Melliel.
- Féony !? Il avait l’air ahuri.
- Feaonas Melliel ! Je ne supportais qui lui donne ce petit surnom ridicule
- Feaonas. T’es son fils. T’as de la chance je ne vais pas te buter, car s’il y en a une que j’ai aimé, c’est bien elle. Excuse-moi mais je ne comprends pas pourquoi tu voulais me buter ?
- T’es long à la détente, intellectuellement je ne dois pas tenir de toi, lui balançai-je à la face
- Arrêtes de philosopher, c’est pas parce que je ne vais te buter que je ne vais pas te foutre la branlée de ta vie.
- Alors… comment t’expliquer ça ? Si tu m’avais buté, tu serais un infanticide.
- Quoi ! T’as fumé petit.
- Eh, oui votre petite nuit d’amour, ça a donné, moi ! ” Il s’éloigna de nous. Il venait de recevoir un sacré choc.
Les deux types rangèrent leurs pistolets. Ils me relevèrent, leurs regards allaient de mon père à moi. Au bout d’un certain temps, il nous appela et se dirigea vers le bar. Nous le suivîmes.
On était assis autour d’une table, personne ne parlait. Ce fut ainsi durant plus d’une heure.
“ Qui t’as appris à tirer ?
- Quoi ? J’étais surpris par la question.
- Où as-tu appris à tirer et avec qui ?
- Je suis meilleur tireur que ça mais à l’école on utilise pas de fusil à pompes, et c’est la première fois que j’en utilisait un, répondis-je honteusement.
- Dans quelle école on apprend à tirer ?
- A l’école militaire.
- Ils t’ont jamais appris dans ton école qu’il fallait toujours aller au casse-pipe avec l’arme que l’on maîtrise le mieux. Je pense que tu pourras trouver ça dans la section Sécurité des principes de base de stratégie. Maintenant tu comptes faire quoi ?
- Je sais pas, répondis-je tout penaud.
- Moi je sais, dit-il, tu te casses. Tu rentres chez ta mère.
- Non je peux pas !
- Pourquoi.” Je lui relatais les dernières semaines de ma vie.
“ Non, sérieusement t’as tiré l’hélico d’un gradé, dit Flesh avec fierté en regardant ses deux amis. C’est bien mon fils, et l’autre pd de militaire était juste jaloux que ça soit pas un de ses fistons qui ait fait le coup. Hein les gars ? Et ils se mirent tous à rire.
- C’est pas un pd, j’ai toujours du respect pour lui, alors t’avise plus de l’insulter. Sinon… ça avait jeté un froid.
- Sinon quoi ?” Il commençait déjà à rire. Et tout d’un coup ils furent pris d’un fou rire qui dura bien dix minutes. Les dix minutes les plus longues de ma vie. Ils entrecoupaient leurs crises de rires de remarques sur mes talents de tireur. Voyant ma tête ils me rassurèrent que c’était de bonne guerre.
Vint le moment où se posa sérieusement la question de savoir ce qu’on allait faire de moi. Alors je parlais de ce que j’avais appris à l’école et certaines de mes compétences les intéressèrent. Même si Flesh n’étais très enchanté à l’idée de travailler avec son fils et encore moins de l’exposer au danger. Il disait que s’il m’arrivait quoi que ce soit il se le pardonnerait jamais. Et ma mère non plus. Mais on a quand même réussi à le convaincre. C’est alors que je débutais ma carrière de contrebandier, même si je ne participais aux missions « hautement dangereuse » comme disait Flesh. J’étais bon dans ce job. Je me sentais vraiment comme un membre à part entière de cette équipe. Kastrum et Rob étaient devenus de vrais amis.
Cela faisait plusieurs mois qu’on bossait avec un nouveau, Bleeze. Il y a eu une mission « hautement dangereuse », et cette fois Flesh a bien voulu que j’y participe. On devait récupérer de la « marchandise ». Mais Bleeze, en fait, était un flic des frontières infiltré. Il avait donc donné notre position. Un problème de compréhension, et ses collègues nous ont intercepté avant qu’on prenne notre colis. Suite à un interrogatoire musclé j’ai craqué, et tout balancé. Les autres me firent les gros yeux. Par la suite j’ai compris que si j’avais fermé ma gueule, on aurait rien eu. Car ils avaient rien contre nous, il aurait fallu qu’il nous cueille en flagrant délit.
J’ai étais relâché « pour avoir coopérer avec les forces de police ». Flesh, Kastrum et Rob ont fait quelques mois. En fait, la mission était un leurre pour détourner les services de police. Flesh avait la rage.
Je me suis rendu à Seattle, où j’ai commencé à faire des petits runs. Un jour je devais récupérer une équipe. Mais un membre d’une autre équipe m’a proposé cinq fois plus, alors encore une fois j’ai craqué. Par la suite, j’ai eu du mal à trouver du taff. Alors j’ai décidé de me lancer réellement dans les runs, et tâcher de me rachetais une réputation.
Mon premier grand run s’est plutôt bien passé. On devait récupérer un « tueur ». C’était une histoire assez glauque de pédophilie et zoophilie. L’équipe était un peu bizarre. Mais c’était surtout le samouraï des rues et l’autre pétasse. Je ne sais pas ce qu’elle foutait. Mais je n’aimais pas sa façon de parler de sa sœur.
Avant que je fasse mon premier run mon super grand frère m’a appelé pour me dire de rentrer au bercail. Ca m’a touché. Mais je ne fais plus parti de la famille. Je crois fermement que ma prochaine famille sera composée de shadowrunners.
L’esprit-songe
In : La Chronique de l'Innommable, Posted by riddenja on juin.06, 2008
Petit à petit, la poussière soulevée, par le tumulte de la confrontation, retombait, laissant entrevoir deux corps inertes à terre.
Le premier, le cavalier, revint à lui. Il bougea prudemment, vérifiant qu’il n’avait rien de cassé. Laborieusement il se releva, titubant, il se dirigea vers son adversaire, encore inconscient. Arrivé à son niveau, il s’écroula littéralement près du corps. L’étranger reprenait, difficilement, son souffle, il se rassit et après avoir retourné le corps inerte, il plaça sa main, paume vers le sol, au-dessus de la poitrine. Il rencontra de la résistance, des vestiges de boucliers subsistaient.
Cet homme avait un mental exceptionnel, car après un tel choc il ne devait rencontrer aucune résistance. Plus étonnant ses défenses se reconstituaient rapidement : il reprenait conscience ! Ne lui laissant pas le temps de revenir complètement à lui, le cavalier balaya ses ruines psychiques, et trouva ce qu’il cherchait. Revenant brusquement à lui, Leen-Jar ouvrit les yeux, outré par cette intrusion, et cria : « Ah ! Tu veux tout savoir, alors tiens ! Je te fais un cadeau ! » L’homme à l’armure se mit à hurler et se tint la tête à deux mains.
Se traînant, Leen-Jar s’éloigna du mieux qu’il put de son adversaire. Celui-ci retira son heaume, et il vit un visage déformé par la douleur. Le “guerrier blanc” était blanc de peau, c’était pour ça que la sorcière l’avait appelé ainsi ! Un blanc aux cheveux blonds ! Il faillit éclater de rire, mais ses côtes se rappelèrent à lui, grimaçant, il réussit à rire quand même. Sa quête allait prendre fin.
L’autre cessa de hurler, malgré la souffrance, à genoux, il appliqua ses mains sur ses tempes. Tout d’un coup son visage se rasséréna, il ne souffrait plus. Il ouvrit ses yeux vert, leva lentement la tête, il regarda Leen-Jar d’un regard plein de compassion. Ce dernier le dévorait aussi des yeux, allongés sur les coudes. Le visage de son “ennemi” dégageait la pureté dans sa plus simple expression. Un beau visage aux traits fin encadré par une coupe de cheveux qui lui cascadait sur les épaules. Un rival sérieux pour les concubines, se dit Leen-Jar !
« Pourquoi t’ont-ils fait cela Leen-Jar ? demanda le cavalier d’une voix claire et forte.
- M’ont fait quoi ? » Leen-Jar était surpris de comprendre clairement ce que disait son interlocuteur.
- Tu sais très bien de quoi je parle, insista l’autre.
- Et toi ? Comment as-tu fait pour résister à cela ?
- J’ai invoqué Héryll.
- Héryll ? C’est qui ? C’est quoi ? Et d’abord comment sais-tu mon nom ? Comment se fait-il que nous nous comprenions ?
- Pardon, je manque à tous mes engagements, se relevant et ajustant son baudrier, il se passa une main sur les cheveux pour se donner bonne contenance. Je suis Sire Corval de Rougeblois, chevalier de l’Ordre du temple d’Héryll !
- Tant que ça ! se relevant à son tour, Leen-Jar exécuta un pas de danse martial. Bah, moi je suis Leen-Jar… euh, le Kelimshaari… Maître de la Danse de Mort. Oui, oui ! Ca fait bien ça, Maître de la Danse de Mort.
- Vénères-tu la Mort ?
- Non, je la donne. Je fais honneur à chaque adversaire que je combats, je danse pour lui avant de l’envoyer l’Autre Royaume.
- Que me veux-tu ? J’ai vu dans ton esprit que tu me cherchais.
- Oui je peux lire les âmes, c’est un don que m’a octroyé Héryll.
- Je combattais un sorcier, Oboum Dala’a, un maître des Obscures Sciences. Quand j’ai cru le terrasser, il m’envoya un esprit-songe. Je ne sais pas me battre contre les esprits. Oboum Dala’a a fui, j’ai combattu comme j’ai pu contre l’esprit des heures durant. Il m’a vaincu et maintenant je suis prisonnier de mon rêve ! »
Pendant que Leen-Jar faisait son récit, le visage de sire Corval s’était métamorphosé en un implacable masque de détermination. Chaque mention du mot “sorcier” ou du nom “Oboum Dala’a” réduisait de plus en plus ses yeux à deux fentes. Mais la conclusion du récit le ramena à la réalité : « Prisonnier de ton rêve ? Mais tu es fou ! Cela signifierait que je ne suis pas réel, c’est absurde !
- je n’ai aucune érudition en la matière. Que tu sois réel importe peu pour le moment, il faut que je sorte de ce rêve et, tu es censé m’aider. Alors comment fait-on ? » L’autre ne répondit rien.
Le “guerrier blanc”
In : La Chronique de l'Innommable, Posted by riddenja on juin.06, 2008
Leen-Jar se mit debout au milieu de la route. Enfin le “le guerrier blanc” arrivait. Une silhouette, petit à petit, perçait le voile de brume. C’était un cavalier. La monture était énorme, ça devait être un destrier. Se rapprochant les cliquetis des différentes pièces d’armure confirmèrent ce qu’il pensait. L’inconnu portait dans sa main gauche une lance d’arçon et dans l’autre un grand écu. Comme déchirant un voile, un guerrier se dirigeait nonchalamment vers Leen-Jar. La brume semblait s’écarter de son passage. Il était armé et casqué des pieds à la tête. II portait une vieille armure de plaques qui devait être d’un vert jade rehaussé d’or et parcouru de runes noires. Seules les écritures magiques avaient supporté l’outrage du temps, hormis cela, elle était en très bon état et d’excellente facture. Composée de plusieurs dizaines de plaques, elle donnait à son porteur une allure reptilienne. Le heaume, quant à lui, ne laissait deviner que les yeux. A sa droite pendait, le long de sa hanche, une épée longue dans un magnifique fourreau de cuir serti de jade. Son écu ne portait aucun blason. Son cheval couleur jais, portait un carapaçon de cuir renforcé par endroit de plaques métalliques.
Voyant un homme lui barrait son chemin, le “guerrier blanc” ralentit sa monture. Celui-ci ressemblait, plutôt, à un “guerrier vert” ou “de jade” se dit Leen-Jar. Maudîtes sorcières, elles ne parlaient jamais en termes clairs. Et si elle s’était moqué de lui. Non, impossible ! Il avait donné de sa personne. Il avait senti des forces en action. Non elle ne s’était pas moqué de lui, se persuada-t-il. Ces réflexions lui firent froncer les sourcils, il ne se présentait pas sous son meilleur jour, risquant d’effrayer le cavalier. Il lui était toujours difficile de sourire, alors Leen-Jar pensa aux batailles, aux combats auxquels il avait pris part. Envahi par des souvenirs de bruits, par des scènes de fracas de fureurs et de douleurs, un sourire se dessina sur son visage, laissant deviner ses dents blanches. Mais il ne savait que dire…
« Salut à toi, euh ! “Guerrier blanc”, dit-il en levant maladroitement la main. Celui-ci répondit dans une langue qu’il ne comprit pas.
- Tout ça pour rien, ragea Leen-Jar. Il essaya deux autres langues qu’il parlait assez bien, mais rien n’y fit. L’autre restait à une distance raisonnable, méfiant il n’avait toujours pas retiré son heaume. Sa bête trépignait d’impatience.
- Toi vouloir quelque chose ? dit le cavalier. Il avait utilisé la langue des Captifs.
- Oui, moi vouloir quelque chose, répondit avec soulagement Leen-Jar.
- Quoi ? continua abruptement le nouvel arrivant.
- Toi !
- Toi mourir alors !
- Non, non, tu ne me comprends pas. Je ne veux pas me battre. J’ai besoin de toi ! »
Le cavalier tendit une main vers Leen-Jar, qui par réflexe leva son bouclier spirituel. Il sentit une force à la lisière de son esprit, comme une main invisible qui effleurait sa psyché. Cette puissance occulte cherchait à palper autre chose, son âme !
« Quel est donc ce maléfice ? » Vif comme un éclair, il dégaina son arme et son petit bouclier. Il se mit en garde : physique et mentale. Le guerrier maîtrisait une forme de magie puissante qui lui était inconnue. D’ailleurs le brouillard s’était complètement dissipé !
Le cheval hennit se cabra, et chargea. Au fur et à mesure que sa monture prenait de la vitesse, le cavalier baissait sa lance. Leen-Jar ne bougea pas, telle une statue, il attendait l’impact. Quelques mètres avant le choc, il tendait la main à son tour, créant une rafale de vent qui souleva un nuage de poussière. Il bondit de façon à éviter l’animal pour attaquer dans le même temps son adversaire. Il avait mal estimé, et la distance, et la vitesse de la monture. Son coup atteignit son objectif, mais il pris, quand même, la charge. Le cheval s’écroula projetant son cavalier. Leen-Jar, quant à lui, fut violemment rejeté au sol où il roula sur plusieurs mètres. Tout devint silencieux…
26 Juin, Fête nationale malgache
In : Blog, Posted by garops on juin.06, 2008
Ce 26 Juin Lydia et moi étions invités chez l’ambassadeur pour la garden parti de la fête nationale. Grosse soirée dans le 16° au sein de la maison de Madagascar avec des artistes comme Rebika.
Même si nous sommes arrivés un peu en retard on a quand même eu du riz et du ravitoto. Le jardin était plein de diplomates, hommes d’affaires et Malgaches de tout horizon, sauf peut être ceux trop proches de l’ancien président. Je regrette juste d’avoir été trop crevé de ma journée pour réellement en profiter.
Avant de rentrer on a été dans le 19° près de la tour Montparnasse manger une crèpe et un gaufre sans oublier de faire un coucou à la tour Eiffel en passant… Les vacances approches…
Comment lacer ses chaussures ?
In : Expériences, Posted by mister.3.6 on juin.06, 2008
A ceux qui ont 14 ans, à ceux qui aiment la techtonik, à ceux qui recherchent toute once d’originalité, à ceux qui aiment Punky Brewster, à ceux qui aiment le fluo, à ceux qui aiment Tokio Hotel, à ceux qui ont aimé Bienvenue Chez les Chtis, à ceux qui ne connaissent pas encore Djokos, à ceux que Djokos ne connaîtra jamais : Régalez-vous !
Surfer avec les nuages et le soleil
In : Uncategorized, Posted by garops on juin.06, 2008
Ce matin en rentrant de l’un de mes deux bahuts, sur une route que je fini lassivement par connaître par coueu, il m’a été donné l’occasion de faire un truc sympa. Il y avait des nuages et du soleil et le vent soufflait dans la même direction que l’axe de la route. Je pouvais sans depasser la vitesse autorisé suivre l’ombre d’un nuage. J’ai accéléré pour sortir de l’ombre, puis décéléré pour me laisser à nouveau submerger. Ensuite j’ai roulé sur le seuil entre l’ombre et la lumière. Un jour prochain j’essayerais de faire ça avec la pluie… SI les conditions me le permettent !



